Accidents de la vie courante : attention aux enfants et aux plus âgés

Les accidents de la vie courante nous concernent tous. Tout le monde peut tomber, se brûler… La vigilance s’impose chez les plus jeunes et les seniors qui sont plus fragiles.

Chutes, brûlures, chocs, coupures, défenestration, noyades… les causes des accidents de la vie courante sont très variées… Chaque année, ils vont entraîner 11 millions d’accidents de la vie, 5 millions de recours aux urgences, plusieurs centaines de milliers d’hospitalisations mais aussi plus de 20 000 décès (1). Soit cinq fois plus de morts que ceux provoqués par les accidents de la route ! Ce sont principalement les chutes, les suffocations, les noyades, les intoxications et les accidents par le feu qui vont provoquer ces décès (2). Les jeunes enfants et les personnes âgées sont particulièrement concernés.

Attention aux dangers de la maison !

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, la maison n’est pas l’endroit le plus sécurisé. En effet, plus de la moitié de ces accidents surviennent à la maison et dans le jardin (56,1 %) (3). Ils peuvent aussi arriver :

  • en pleine nature (11,7 %),
  • sur les terrains de sport (10,8 %),
  • dans les transports (7,1 %),
  • dans les parcs (4,4 %),
  • à l’école (4,3 %), etc.

Que ce soit dans le salon, la chambre à coucher, dans les escaliers ou dans le jardin, nous risquons surtout de nous blesser suite à une chute ou à un choc. Dans la cuisine, une des pièces les plus dangereuses avec le salon, ce sont principalement les brûlures et les coupures qui nous guettent.

Les enfants sont très exposés

Les plus jeunes sont parmi les plus exposés aux accidents de la vie courante. Encore maladroits et casse-cou, ils souhaitent souvent tout tester, sans toujours bien mesurer le danger de leurs explorations. Pas étonnant qu’ils aient deux fois plus de risque d’être victimes d’un accident de la vie courante que les adultes. Chaque année plus de 55 000 enfants (1) de moins de 17 ans vont ainsi être victimes d’accidents de la vie courante. Ces accidents ont lieux principalement (3) : dans le jardin (35,9 %) et dans le salon et le séjour (28, 2 %).

Des occasions multiples d’accidents

Dans près de deux tiers des cas (1), ces accidents ne sont pas très graves. Mais il ne faut pas oublier que chutes, brûlures, suffocations ou noyades sont la première cause de décès chez les enfants. Un jeune enfant peut en effet tomber de sa chaise haute, de sa table à langer, se défenestrer en se penchant à une fenêtre ouverte… Il peut aussi se noyer dans l’eau de son bain, s’étouffer avec un grand nombre de petits objets et petits aliments ou un sac plastique, s’intoxiquer en avalant des médicaments qu’il prend pour des bonbons ou en mangeant des plantes toxiques…

Les plus âgés particulièrement fragiles

Chez les plus de 65 ans, les accidents de la vie courante ont lieu principalement (3) : dans le jardin (38,2%) et dans la chambre à coucher (20,6 %).

Les chutes représentent le principal danger. En effet, elles sont à l’origine de 85% des accidents domestiques qui conduisent les plus de 65 ans aux urgences. Car chez les plus âgés, les os sont souvent plus fragiles et tomber peut avoir des conséquences dramatiques. Le principal risque étant la fracture du col du fémur (4). Ainsi, chaque année sur les 450 000 personnes âgées qui chutent et sont hospitalisées, 10 000 vont décéder des suites de cet accident.

Maintenir sa force musculaire

Le plus souvent les chutes ont lieu lorsque la personne âgée fait un mouvement qui décale son centre de gravité sans qu'elle parvienne à le rééquilibrer car elle a perdu à la fois des capacités musculaires et son équilibre (5). Il est possible d'améliorer son équilibre en pratiquant régulièrement des exercices comme se tenir sur une jambe mais aussi en entretenant sa force musculaire. Comment ? Tout simplement en marchant 30 minutes par jour et en mangeant de manière équilibrée, avec suffisamment de protéines. Et lorsque l’accident survient, la connaissance des gestes de premiers secours par les proches peut s’avérer salutaire, notamment en cas de suffocation, de brûlure ou d’hémorragie.

Faites le quiz : Connaissez vous le risque incendie domestique ? et découvrez l'offre MNT Accidents de la Vie.

(1) - Enquête permanente sur les accidents de la vie courante (EPAC)
(2) -
Mortalité par accident de la vie courante en France métropolitaine, 2000-2008, Santé publique France
(3) -
Observatoire MAVIE 
(4) -
Vieillissement et fragilité, Santé publique France
(5) -
Les chutes, Santé publique France

Crédits photos : Istock

Avez-vous aimé cet article ?

oui