Accompagner les personnes malades et les proches

Ce que vous devez savoir à l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer du 21 septembre prochain. Le point avec Judith Mollard-Palacios, psychologue chez France Alzheimer et maladies apparentées.

La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des maladies dites neurodégénératives. Près de 900 000 personnes en sont atteintes en France et en raison du vieillissement de la population, leur nombre ne cesse d’augmenter. Au total, plus de 3 millions de personnes (1) sont directement touchées par la maladie, si l’on prend en compte les proches aidants qui sont également de plus en plus nombreux.

Rester autonome

On parle beaucoup des pertes de la mémoire mais la maladie altère également le langage, le jugement, la compréhension ou encore le comportement : « À partir du moment où la maladie est diagnostiquée, on va définir les aides pour accompagner la perte d’autonomie, soutenir la personne à mieux vivre la maladie et accompagner l’aidant familial », explique Judith Mollar - Palacios. Votre mutuelle peut vous accompagner dans la recherche de solutions ainsi que l’association France Alzheimer et maladies apparentées qui propose différentes actions à destination des personnes malades et des aidants. Pour cela, consultez le site www.francealzheimer.org.

L'apport de France Alzheimer et maladies apparentées

« Notre principale action est la formation des aidants qui va les aider à comprendre la maladie et leur apporter des conseils pratiques », explique Judith Mollard-Palacios. Ses formations disponibles sur tout le territoire peuvent être poursuivies par des groupes de parole ou des cafés mémoire animés par un psychologue pour permettre aux familles de s’exprimer, de partager et de réfléchir aux limites de leur rôle. L’association propose également des ateliers de relaxation destinés aux aidants ou encore des séjours vacances qui accueillent l’aidant en compagnie de la personne malade.
Des ateliers sont aussi proposés aux personnes malades (mobilisation cognitive, art-thérapie, activités physiques…).

Et demain ?

La recherche thérapeutique est très active. Des essais en cours testent des molécules qui s’attaquent aux lésions du cerveau présentes lors de la maladie, mais pour le moment il est toujours impossible d’enrayer ou d’inverser le processus.

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