Economie sociale et solidaire : quand économie et utilité sociale se marient…

Une économie au service de l’homme et non au service du profit : c’est la philosophie d’action des acteurs de l’ESS, l’économie sociale et solidaire. Comme toutes les mutuelles, la MNT en applique les principes pour une société plus juste.

Quel est le point commun entre une mutuelle, un réseau de distribution de fruits et légumes produits localement, un service d’aide par le travail (ESAT) et une plateforme numérique de financement participatif des énergies renouvelables ? Toutes ces structures appartiennent au secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS).
L’ESS, ce sont des associations, des fondations, des coopératives, des mutuelles. Mais aussi des entreprises pas comme les autres, tournées vers l’intérêt général ou collectif. Quel que soit leur statut, les structures de l’ESS ont en commun des valeurs et des principes d’action communs :  but non lucratif, objectif de solidarité et d’utilité sociale, gestion collective et participative, ancrage local.

L’ESS, un pan de l’économie qui compte

L’ESS est un modèle économique performant. Le secteur regroupe 2,4 millions de salariés en France, soit un emploi sur 10*. Il a beaucoup mieux résisté à la crise que l’économie conventionnelle. Ainsi quand le nombre d’emplois dans le secteur privé progressait de seulement 7 % entre 2000 et 2015, le secteur de l’ESS affiche, lui, 24 % de hausse de ses effectifs sur la même période**. Le nombre d’organisations relevant du secteur (plus de 164 000 en 2016) ne cesse de croître : plus de 5 000 structures par an en moyenne !

Les mutuelles dans l’ESS : un rattachement de longue date

Les mutuelles sont issues d’une longue tradition, née à la fin de 18e siècle, lorsque les « caisses de secours mutuel » rattachées aux confréries ou corporations de certains métiers ont commencé à protéger les ouvriers contre les risques de maladie et liés à l’exercice de leur travail (perte de salaire suite à un accident par exemple). Depuis ces lointaines origines, le mouvement mutualiste est resté fidèle à certains principes de fonctionnement :  

    
Zéro actionnaire et à but non lucratif. Les adhérents sont à la fois les bénéficiaires et les propriétaires de leur mutuelle. La MNT n’a pas de capital social, donc pas de dividendes à verser à des actionnaires. Tous les bénéfices sont réinvestis.


- Solidarité entre générations. À la MNT, la solidarité intergénérationnelle est fondamentale. Concrètement, d’un individu à l’autre, la différence de montant ne peut pas excéder un rapport de 1 à 3 : c’est beaucoup moins que dans les assurances classiques. .


- Un homme égale une voix. Une mutuelle est dirigée de manière démocratique par les représentants de ses adhérents : pas moins de 1 600 bénévoles élus à la MNT ! Ces élus participent aux décisions, votent le montant des cotisations et représentent la mutuelle partout sur le territoire. Ils mènent également des actions concrètes, de prévention par exemple, à destination des agents territoriaux.


- Un engagement social : la MNT a une politique sociale très active. Son Fonds d’action sociale dédié est doté d’un budget annuel de 6,2 millions d’euros. Une enveloppe distribuée sous forme de minorations de cotisations pour les adhérents en difficulté sociale, ou d’aides financières exceptionnelles en cas de coup dur.            

* Source : ACOSS-URSSAF et CCMSA - « Bilan 2016 de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire »
** Source : Conseil national des chambres de l'ESS (CNCress) 2017

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