Reprendre le travail après un cancer du sein

La reprise du travail après un cancer du sein n’est pas toujours facile. C’est pourquoi elle doit être anticipée.

Tous les ans au cours d’Octobre Rose, opération mondiale de lutte contre le cancer du sein, l’Institut National du Cancer organise une campagne d’information sur le dépistage du cancer du sein. C’est aussi l’occasion d’aborder la reprise du travail après la maladie. « Les femmes traitées pour un cancer du sein ont été en arrêt pendant plusieurs mois. Leur retour au travail doit se préparer et s’anticiper plusieurs semaines avant », insiste le docteur Benjamin Laberte, médecin conseil mutualiste, de Ligne claire.

Une visite de pré-reprise

La première chose à faire est d’envisager une première visite, appelée visite de pré-reprise, avec le médecin du travail. Elle permet de faire le point sur l’état de santé de la personne concernée, les éventuelles séquelles liées à la maladie et aux traitements mais aussi sur ses motivations. Cette visite médicale permet de déterminer s’il est possible de reprendre son travail dans les mêmes conditions ou si certains aménagements sont nécessaires.

La reprise à temps partiel : une alternative

La reprise à temps partiel par exemple est souvent envisagée pour une durée de un à trois mois, car elle permet de bien évaluer si la personne est apte à retrouver son travail. Parfois, il faut également envisager des aménagements du poste de travail. « Par exemple, si dans votre emploi vous êtes amenée à soulever des charges alors que votre bras vous fait mal, on peut limiter le poids à soulever », explique le docteur Laberte. Cet aménagement peut également être transitoire. Lorsqu’il est nécessaire, le médecin du travail prend contact avec l’employeur pour essayer de trouver une solution qui convienne à chacun. Cette mise en relation a lieu uniquement avec l’accord de la personne concernée et en respectant le secret médical. C’est le médecin du travail qui va évaluer la situation et faire l’interface avec l’entreprise, mais c’est le médecin traitant qui va prescrire le mi-temps thérapeutique. L’objectif est de faire en sorte qu’il n’y ait pas de rupture professionnelle. Mais il arrive, dans certains cas, que la personne soit déclarée inapte. Un reclassement professionnel peut alors lui être proposé.

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